Les Hauts de Sainte-Marthe,

entre tradition et modernité

Entre ville et nature, au nord-est de Marseille, au pied du massif de l’Étoile, se trouve le territoire campagnard des Hauts de Sainte-Marthe.

 

C’est ici qu’émerge un nouveau quartier durable, à la frontière d’une zone naturelle et d’un patrimoine bâti et paysager riche et protégé.

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De conception moderne et d’inspiration traditionnelle, le quartier durable des Hauts de Sainte-Marthe est conçu pour s’intégrer aux spécificités topographiques, paysagères et historiques de son environnement.

Sa conception est issue d’une réflexion d’ensemble, partagée et évolutive ayant l’ambition d’apporter, tout au long de son développement, une réponse cohérente et efficace aux grands enjeux qui doivent guider la construction de la ville de demain :

  • Urbaniser de façon raisonnée et intelligente : optimiser le foncier disponible,
  • Préserver et valoriser le patrimoine naturel, paysager et historique,
  • Favoriser l’accessibilité dans toutes ses dimensions,
  • Créer des espaces agréables à vivre et proposer des logements diversifiés performants et qualitatifs, en maîtrisant leur impact sur l’environnement.

Promesse d’une vie sereine, dans un cadre protégé, proche de la nature, bénéficiant de tous les atouts de Marseille, le quartier des Hauts de Sainte-Marthe est parfaitement connecté au territoire marseillais et métropolitain. Grâce à un efficace réseau de transports publics, routiers et autoroutiers,  il est relié aux grands centres d’activités et de loisirs de la Métropole d’Aix-Marseille Provence.

Conçu suivant les principes d’une urbanisation intelligente et respectueuse du développement durable, notamment à travers la recherche d’un urbanisme vernaculaire, ce nouveau quartier propose une densité urbaine maîtrisée, des formes d’habitat diversifiées et des typologies d’habitation variées.

A travers un plan urbain recherchant l’harmonie avec le territoire existant, c’est environ 2 000 logements neufs qui seront créés, dans une trentaine d’îlots à bâtir constitués de plusieurs programmes immobiliers. Le quartier des Hauts de Sainte-Marthe est la promesse d’une nouvelle vie entre ville et campagne, accessible à tous les Marseillais en proposant des logements à l’achat et à la location suivant une programmation équilibrée respectant un ratio de 25 % de logement en accession à prix maîtrisé (dans le cadre du dispositif chèque premier logement mis en place par la Ville de Marseille) et de 25 % de logements sociaux diversifiés.

La naissance d’un véritable cœur de quartier animé passera également par la création d’équipements publics, de commerces et de services. Ils viendront ainsi se joindre aux activités de loisirs et au dynamisme associatif que ce territoire propose déjà.

Sa conception fait l’objet d’une médiation citoyenne, depuis 2011, afin de prendre en compte et apporter des réponses au plus proche des attentes des riverains, des CIQ et des associations.

Retrouvez plus d’informations sur les actions de médiation sur la page Actualités et Médias, ainsi que les éléments techniques sur le quartier des Hauts de Sainte-Marthe, sur le site de la SOLEAM.

Sans titre

A quelques encablures des Hauts de Sainte-Marthe, on lit encore très bien la trame urbaine du village typiquement provençal que fut Sainte-Marthe, l’un des 111 noyaux villageois qui constituent Marseille.

Son nom, Sainte-Marthe, vient d’un personnage biblique. Sœur de Marie-Madeleine et de Lazare, la sainte femme aurait séjourné ici et bu dans l’une des fontaines du village alors qu’elle se rendait à la Sainte-Baume. On trouve aujourd’hui des traces de ce passé spirituel au travers de plusieurs monuments : la fontaine où aurait bu Marthe qui a été préservée ou encore l’Eglise de Sainte-Marthe qui culmine à 116 m d’altitude et offre une vue imprenable sur la rade de Marseille.

Au nord du village, se trouve l’ancien territoire bastidaire des Hauts de Sainte-Marthe,  alliant domaine agricole et lieu de villégiature témoignant d’un prestigieux passé à travers des constructions remarquables. Certaines portent le nom de grandes familles ayant marquées l’histoire de Marseille et même l’histoire de France : le Domaine Montgolfier de la Tour des Pins, le Château Ricard, le Domaine de la Roserie de Rose Boyer, la Campagne Laget…

D’autres bastides présentent également un intérêt particulier en raison de la qualité de leurs éléments architecturaux et de leurs jardins. On citera, par exemple, la Villa Mon rêve ou encore la Bastide Saint-Jean de Matha. Les bâtisses existantes (bastides, maisonnées, anciennes fermes…) ne sont pas impactées par le projet d’aménagement. Certaines ont d’ailleurs été identifiées comme éléments remarquables au Plan Local d’Urbanisme afin de consolider leur présence sur le site.

Retrouvez ces monuments sur la carte ci-dessous.

Zoom sur…

Les anciens territoires bastidaires

Avant le 17ème siècle, seules quelques fermes sont présentes sur le territoire des Hauts de Sainte-Marthe. La plupart seront intégrées au cours du 18ème siècle aux domaines des premières bastides fondées par de riches familles citadines. Situées à l’intérieur des terres dans un milieu encore fortement rural, ces grandes propriétés agricoles vont progressivement constituer la « campagne » marseillaise.

Chaque « campagne » était composée d’une « maison de Maître », la bastide accompagnée d’un jardin ou d’un parc d’agrément, lieu de repos et de loisir et d’une ferme, autour de laquelle se développe un activité agricole, source de revenu. Le système bastidaire est donc caractérisé par une double dimension économique et sociale.

Le quartier de Sainte-Marthe et les Hauts de Sainte-Marthe, en particulier, deviendront le lieu de villégiature de la bourgeoisie marseillaise.

Source : F. VALETTE – MARSEILLE (13) – Le domaine de Montgolfier – La Tour des Pins – Étude documentaire historique : évolution du domaine et du bâti – Mars 2012

Au-delà de ces bastides, l’héritage architectural du territoire des Hauts de Sainte-Marthe (les murs, les traverses, le canal, les rigoles, les prairies…), sa topographie marquée et l’ensemble de la végétation qui s’y est développée, participent à l’ambiance paysagère et patrimoniale spécifique de ce lieu.

 

Habiter dans le quartier des Hauts de Sainte-Marthe signifie ainsi vivre au milieu d’un patrimoine historique riche. Il est l’un des vestiges visibles du riche passé de la Ville de Marseille remis à l’honneur. La préservation et la remise en valeur de ce patrimoine est également au cœur du projet d’aménagement des Hauts de Sainte-Marthe.

Le relief irrégulier des Hauts de Sainte-Marthe est structuré par une succession de lignes de crêtes et de vallons qui produisent un effet de belvédère dominant la ville.

Les vallons constituent l’ossature de ce territoire, ainsi, l’organisation des espaces bâtis par rapport aux espaces libres a été pensée pour maintenir la lecture de cette identité paysagère.

Pour ne pas dénaturer les vues du grand paysage, le projet urbain a intégré un velum maximum pour que les nouvelles constructions ne dépassent pas les lignes de crêtes.

Du Massif de l’Étoile au noyau villageois, on relève une pente moyenne de 5 à 6 %, soit près de 70 mètres de dénivelé entre la partie haute et la partie basse. Ceci constitue une donnée essentielle pour appréhender les enjeux de l’aménagement de ce territoire.

La colline Mirabilis, qui culmine à 141 mètres d’altitude, constitue le principal point de repère emblématique dans ce paysage.

Le milieu naturel riche des Hauts de Sainte-Marthe, est également caractérisé au Nord par d’anciennes plaines agricoles, entrecoupées de vergers, de prairies, de cultures maraichères, de jardins particuliers, aux pieds de petites buttes, où se développe une végétation encore abondante et luxuriante grâce aux apports en eaux du canal de Marseille depuis 1849. L’ensemble forme une mosaïque d’habitats pour la faune et constitue un écosystème  favorable au développement et à la préservation de  la biodiversité.

Intégrer la modernité de la Ville sans dénaturer la campagne des Hauts de Sainte-Marthe : tel est le défi qui anime la mise en œuvre du quartier durable projeté. Dans tous les aspects et à tous les stades de sa conception et de sa mise en œuvre, l’objectif est d’intégrer, de s’adapter et de préserver le patrimoine naturel existant.

En ce sens, par exemple, la répartition et l’organisation des îlots à bâtir, dans le cadre du projet d’aménagement, sont pensées de façon à être développé dans les zones les moins sensibles du territoire, principalement sur une ancienne friche urbaine, au Sud, constituée de nombreux terrains pollués.

Par ailleurs, la Collectivité a acté la nécessité de mettre en œuvre une nouvelle stratégie d’aménagement sur les secteurs nord des Hauts de Sainte-Marthe, dans l’objectif de mieux adapter le projet aux attentes citoyennes et aux qualités paysagères, patrimoniales, agricoles et hydrologiques de ce territoire.

L’inscription d’un zonage AU « trame verte et bleue », projetée à l’occasion de l’arrêt du projet de PLUi comme un zonage d’attente, a permis d’annoncer clairement une volonté d’apaisement de l’urbanisation.

LES ESPACES VERTS DU PROJET D’AMÉNAGEMENT AU PLU

Zoom sur…

L’eau, une richesse

Au 19ème siècle, avec la mise en service du canal de Marseille, le territoire des Hauts de Sainte-Marthe jusqu’alors sec, planté de vignes et d’oliviers, va radicalement changer d’apparence pour devenir un territoire verdoyant.

Grâce à la présence de l’eau, une végétation dense et diversifiée va se développer, au bord des cours d’eau (frênes, saules, peupliers), au creux des vallons (prairie) et une végétation plus sèche (lauriers, thym, pins…) subsiste sur les hauteurs.

Certains végétaux très rares en Europe peuvent même être observés, tels que les cyprès chauves de Virginie, typiques des zones humides tempérées d’Amérique du Nord. Les bastides vont aussi se transformer en aménageant des jardins d’agrément, où sont créés des fontaines, des jeux d’eau, des terrasses plantées et des arbres majestueux.

Déjà au début des années 2000, la Ville de Marseille souhaitait pour le territoire fragile des Hauts de Sainte-Marthe une approche différente afin d’y créer un quartier ayant un réel caractère environnemental.

Portée par une dynamique nationale et internationale replaçant le développement durable au cœur des nouveaux enjeux de l’urbanisme, la création du projet d’aménagement des Hauts de Sainte-Marthe, en 2004, s’inscrit dans cette volonté.

Cette volonté sera notamment à l’initiative de l’élaboration d’une Charte environnementale adaptée aux caractéristiques du site des Hauts de Sainte-Marthe déclinée, à partir de la Charte Qualité Marseille.

Ce document pose les contours d’un projet pensé en totale adéquation avec le contexte naturel, topographique, environnemental du secteur.

Au fil des ans, l’idée de mettre en œuvre un quartier à caractère environnemental a fait son chemin et a laissé place à l’ambition nouvelle de développer, dans toutes ses dimensions, un quartier durable à l’échelle locale, respectueux de son environnement et du territoire remarquable qui l’accueille.

La Ville de Marseille a confié à son aménageur, la SOLEAM, la mise en œuvre opérationnelle de ce projet d’envergure donnant lieu à de nombreuses études (paysagères, environnementales, hydrologiques, urbaines, trafics/déplacements, pollution de l’air et des sols, acoustiques)…. et mobilise les compétences d’un Urbaniste/Architecte conseil, d’un expert environnement, d’un expert  hydraulique et d’une Maîtrise d’œuvre technique, notamment pour encadrer et accompagner les projets de construction.

Chaque opération de construction doit appliquer la Charte Qualité Environnementale qui fixe les défis de bases qui doivent être respectés et impose la définition d’un profil environnemental mettant en œuvre des défis performants et très performants.

 

La Charte Qualité Environnementale, mise à jour en 2012, est un des leviers permettant la mise en œuvre des objectifs du développement durable. Celle-ci est au cœur du quartier durable des Hauts de Sainte-Marthe et traduit l’engagement du projet en faveur d’un développement social, économique et environnemental.

LES 8 DÉFIS DE LA CHARTE QUALITÉ ENVIRONNEMENTALE HAUTS DE SAINTE-MARTHE